De surcroît, de plus fortes croissances ont lieu dorénavant le long de la Méditerranée et plus largement dans le sud-est du pays, c'est-à-dire dans le domaine d'élection du tourisme et des activités nouvelles, toutes activités qui occasionnent en général un virage à droite, surtout pour les premières. Mais même dans certains départements qui ne doivent gagner ni ne perdre de siège, de graves distorsions de population entre circonscriptions sont apparues; c'est le cas dans les Alpes-Maritimes, l'Aude, les Bouches-du-Rhône, le Bas-Rhin, le Rhône, les Yvelines, la Guadeloupe, la Martinique et la Guyane. Pour la première fois, le découpage impose des critères d'égalité démographique infra-départementale stricts, avec un écart maximal toléré de 20% à la moyenne et l'impossibilité de scinder les circonscriptions[2]. Le site internet du quotidien Le Monde a évalué les effets du découpage en onze circonscriptions des pays d'expatriation. Un projet de redécoupage électoral a été entrepris en 2008 par Alain Marleix sur instruction de Nicolas Sarkozy pour remplacer le précédent, réalisé en 1986 à partir des données du recensement général de 1982. Le principe de continuité territoriale des circonscriptions devait être maintenu (hormis quelques enclaves), de même que l'unité des cantons et des communes. L'actuel découpage bénéficie donc nettement à la gauche et pénalise la droite, et ce surtout aux deux extrêmes démographiques. Comme pour les découpages précédents, les 577 sièges de l'Assemblée nationale issus du redécoupage de 19861, sont répartis entre les départements métropolitains et d'outre-mer et les collectivités d'outre-mer proportionnellement à leur population. Au plan national, les circonscriptions ne doivent également pas s'écarter d'un écart de 20% à la moyenne, après prise en compte de la limite minimale d'un député par TOM et de deux députés par département[2]. En ce qui concerne les seules circonscriptions redécoupées, son étude va dans le même sens : la droite se verrait attribuer 345 sièges, la gauche 214 et le MoDem serait stable[24], ce qu'il explique par le fait que la majorité des circonscriptions surpeuplées étaient de droite alors que la majorité des circonscriptions sous-peuplées étaient de gauche. S'il se déclare incompétent à apprécier l'équité du découpage, il statue (86-208 DC) que l'Assemblée soit élue sur des « bases essentiellement démographiques », avec impossibilité de diviser des cantons de moins de 40 000 habitants[7], et représentation minimale de deux députés par département afin de maintenir le « lien étroit entre l'élu et les électeurs ». Quoique prévu par la loi, le principe d'un redécoupage périodique (tous les deux recensements), sur le modèle de ce qui est pratiqué au Royaume-Uni, en Allemagne ou aux États-Unis[4], n'est pas appliqué, et le redécoupage suivant n'a lieu qu'en 2009-2010. La loi sur le redécoupage des circonscriptions supprime 33 circonscriptions législatives et délimite 11 circonscriptions pour représenter les Français de l'étranger. Une commission de sages créée pour examiner le projet d'ordonnance est composée de six magistrats provenant en nombre égal du Conseil d’État, de la Cour des comptes et de la Cour de cassation. La proportionnelle permet aux centristes d'exister politiquement à l'Assemblée nationale, mais ils ne pèsent pas assez face à la coalition au pouvoir pour s'opposer. Préconisé par le Conseil constitutionnel et le Comité Balladur sur la réforme des institutions, le projet consiste à adapter les circonscriptions aux évolutions démographiques, en se basant sur les études démographiques compilées de 2004 à 2008 et créer, tout en gardant un nombre de 577 députés[11],[14], des sièges devant représenter les Français de l'étranger. Sans ce nombre minimum, par exemple en 1986, les Hautes-Alpes et la Lozère n'auraient eu droit qu'à un siège. 238 circonscriptions ne sont pas concernées par le redécoupage ou le remodelage, elle conservent donc leurs limites actuelles. Pour y remédier, l'article 2 de la loi no 86-825 du 11 juillet 1986 prévoit : « Il est procédé à la révision des limites des circonscriptions, en fonction de l'évolution démographique, après le deuxième recensement général de la population suivant la dernière délimitation ». La première correspond à la répartition du nombre de sièges de député par département, la seconde à la délimitation des circonscriptions. À l'époque, les inégalités de population entre circonscriptions étaient plus prononcées parce que celles-ci remontaient à 1958, hormis dans la région parisienne et autour de Lyon, retouchés respectivement en 1965 et 1967. Il remarque que le seuil permettant à la gauche de gagner la majorité absolue des sièges est tombé de 52% des voix avec le découpage de 1958 à 48,5% des voix avec celui-ci, mais que le découpage de 1986 devrait priver la gauche d'une soixantaine de sièges[1]. Par tradition remontant à 1875, reprise en 1958 et dans l'ordonnance de 1986, les départements ont au moins deux députés. À l'opposé du spectre démographique, sur le quart des circonscriptions les moins peuplées, 70 ont envoyé à la Chambre un élu de gauche, 1 a envoyé un MoDem et 73 un élu de droite. La gauche était donc très sous-représentée en étant élue dans les circonscriptions les plus peuplées, et la droite très sur-représentée grâce aux moins peuplées. La droite est donc sous-représentée parce qu'elle est élue dans la grande majorité des circonscriptions les plus peuplées, et la gauche sur-représentée grâce aux moins peuplées. La plus peuplée, la 10e des Bouches-du-Rhône, avait 318 770 habitants[9] au lieu de 213 421 en 2009. Le mandat de l'Assemblée nationale est de cinq ans. Comme pour les découpages précédents, les 577 sièges de l'Assemblée nationale issus du redécoupage de 1986[1], sont répartis entre les départements métropolitains et d'outre-mer et les collectivités d'outre-mer proportionnellement à leur population. circonscription la moins peuplée de France, élections législatives françaises de 2007, Comité Balladur sur la réforme des institutions, Liste des circonscriptions législatives en France, Députés représentant les Français établis hors de France, Loi n° 86-825 du 11 juillet 1986 relative à l'élection des députés et autorisant le gouvernement à délimiter par ordonnance les circonscriptions électorales, Réponse du ministre de l'Intérieur à la question écrite, Populations légales 2006 pour les départements et les collectivités d'outre-mer, « L'exécutif remodèle la carte électorale, l'opposition aux aguets », Ordonnance portant répartition des sièges et délimitation des circonscriptions pour l'élection des députés, « Redécoupage : Marleix répond aux critiques », « Redécoupage électoral - Les grands ciseaux d’Alain Marleix », Décision n° 2008-573 DC du 08 janvier 2009, « Le Conseil constitutionnel valide le redécoupage législatif », « La couleur politique des nouvelles circonscriptions des Français à l'étranger », Actes du colloque : Français de l'étranger : une chance pour la France, REDECOUPAGE ELECTORAL - 11 députés pour les Français de l'étranger, Nombre de parlementaires sous la Cinquième République, Loi sur la maîtrise de l'immigration, le séjour des étrangers et la nationalité, Service minimum dans les établissements scolaires, Commission pour la libération de la croissance française, Révision générale des politiques publiques, Loi de modernisation du marché du travail, Redécoupage des circonscriptions législatives, https://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Redécoupage_des_circonscriptions_législatives_françaises_de_2010&oldid=174752417, Circonscription législative en France par département, Portail:Époque contemporaine/Articles liés, Portail:Politique française/Articles liés, licence Creative Commons attribution, partage dans les mêmes conditions, comment citer les auteurs et mentionner la licence. De très nombreuses communes urbaines sont divisées (81 contre 43 en 1958), dans des proportions que n'explique pas seule leur population[3], et 26 communes le sont en trois parties, dont certaines qui auraient pu former une circonscription à elles seules, comme Pau ou Perpignan[5]. Par exemple, dans le Var, la population de la première circonscription (partie sud de la ville de Toulon) est de 79 244 habitants, celle de la sixième (Brignoles) de 213 421, maximum constaté en 2004-2008, soit un rapport de 100 à 269, ou encore deux habitants pour la première comptant cinq de la sixième. En-dehors de ces deux zones, Pasqua travaille en indépendance des partis et du chef du gouvernement, en déléguant le travail à son conseiller Alain Marleix. Le redécoupage des circonscriptions législatives voté par le Sénat, Information de la population en cas de danger, Filière systèmes d'information et de communication, Le ministère de l'Intérieur se prépare au Brexit, Le médiateur du crédit aux candidats et aux partis politiques, Réforme de la gestion des listes électorales, Bulletin officiel du ministère de l'Intérieur, Fonds européen pour la sécurité intérieure, Institut national de police scientifique (INPS). Saisi par l'opposition, le Conseil constitutionnel valide la loi le 18 février suivant, elle entre donc en application lors des élections législatives de 2012[22]. Pourtant, l'essentiel de la distorsion de représentation vient des évolutions démographiques constatables à long terme. L'élection des sénateurs connaît les mêmes inégalités ; mais au moins peut-il se prévaloir de sa fonction : représenter les collectivités locales, et non la population (les petites communes y sont donc sur-représentées, logiquement, au détriment des villes). Le retour au scrutin majoritaire à deux tours étant favorable aux partis les plus forts, et empêchant l'extrême-droite de phagocyter certains sièges de la droite, la coalition RPR-UDF est majoritairement en faveur d'un redécoupage. Le conseiller de François Mitterrand Michel Charasse affirme que le « découpage n'est ni abominable ni scandaleux, mais il est fortement avantageux pour la droite. Le résultat est le suivant : la droite, qui, dans les proportions de la présidentielle de 2007, recevait au second tour, 54 % des voix, obtiendrait ceteris paribus neuf des onze circonscriptions, soit 82 %[25]. Il tient à rappeler que cette ordonnance a été précédée d’une série de consultations sans précédent dans le domaine sensible des élections  avec la réception des parlementaires par les préfets ; la réception par le Premier ministre le 16 septembre 2008, des responsables de tous les groupes et formations politiques représentés dans les deux assemblées, puis par lui-même de tous ceux qui l’ont souhaité qui ont ainsi pu accéder aux locaux du ministère de l'intérieur dans lesquels se trouvaient les cartes et les chiffres du recensement ; avec l’ examen des projets par la commission indépendante prévue par l’article 25 de la Constitution . Roger Romani est chargé du redécoupage de la région parisienne, et Bernard Pons, des Dom-Tom[1]. Les évolutions démographiques d'un grand pays correspondent à des tendances à long terme frappant préférentiellement des territoires de même type. Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. La répartition devait respecter le principe de l'égalité démographique entre les départements, les collectivités d'Outre-Mer et les Français établis à l'étranger. Le Premier ministre Jacques Chirac souhaite un redécoupage qui permette d'assurer la réélection des députés sortants de la majorité, garantir la survie de l'UDF et neutraliser l'hostilité socialiste en épargnant les circonscriptions de ses chefs de file (Gilbert Mitterrand, Roland Dumas et Michel Vauzelle obtiennent un découpage favorable, mais pas Michel Rocard ni Jean-Pierre Chevènement). le 23 février. Craignant un charcutage électoral, le Président de la République veut être informé du découpage afin de vérifier qu'il ne soit pas injuste. Monsieur Marleix a précisé au cours des débats à quel point nous étions parvenus à un équilibre démographique des circonscriptions bien meilleur que la situation actuelle : les écarts de population dans l’ensemble des circonscriptions délimitées dans les départements passent d'un rapport de 1 à 6 au vu des chiffres du dernier recensement à un rapport de 1 à 2,4 ; les écarts démographiques entre les circonscriptions d’un même département sont limités. Huit départements politiquement monocolores sont destinés à perdre un siège ; 5 sont entièrement à gauche (Allier, Charente, Nièvre, Hautes-Pyrénées, Haute-Vienne), 3 à droite (Lozère, Marne, Haut-Rhin). Aucun des vices de procédure évoqués l’Opposition n’est fondé et le nouveau recensement ne modifie pas du tout le nombre de sièges affectés à chaque département.Il faudra bien évidemment compte tenu de la méthode adoptée pour établir ces recensements glissants, attendre plusieurs recensements avant d’en tirer des conclusions sur la délimitation des circonscriptions à terme. L'ordonnance n° 2009-935 est finalement ratifiée, après deux navettes, par le Parlement (Assemblée et Sénat) le 21 janvier 2010. Les critères de délimitation ont été redéfinis, en concordance avec la loi. Le redécoupage des circonscriptions législatives réalisé en 2010 et entrant en application à compter des élections législatives de juin 2012, a modifié le nombre et la répartition des circonscriptions de Paris, réduit à dix-huit du fait de la forte sur-représentation démographique du département. Le Redécoupage des circonscriptions législatives françaises de 1986 est le onzième découpage des circonscriptions législatives françaises. Journal "Le Monde" daté du mardi 19 juin 2007. La réforme de 1985 menée par le gouvernement socialiste est ainsi annulée moins d'un mois après les élections législatives de 1988 par la loi du 11 juillet 1986. La dernière modification de cette page a été faite le 28 mai 2020 à 16:59. Mais concernant la France entière, ses calculs aboutissent à un quasi équilibre entre les deux camps, hormis considération des Français de l'étranger, lesquels avantageraient finalement de quelques sièges la majorité sortante. Si on resserre l'analyse aux 10 % des circonscriptions les plus peuplées, celles donc où les écarts de population sont les plus forts, les élections de 2007 ont enregistré 11 élus de gauche, 2 divers et 45 de droite. Le Conseil constitutionnel est impliqué dans les débats, avant comme après la promulgation de la loi[6]. Pour l'ancien secrétaire du Parti socialiste aux élections, Bruno Le Roux, le projet présenté par Alain Marleix est « scandaleux ». La variation divergente de population entre départements a abouti à ce que par exemple trois habitants de Saône-et-Loire équivalent à cinq de La Réunion ; ou encore que trois de la Moselle ont le poids de quatre de la Haute-Garonne ; etc. Selon ces dernières données destinées à servir d'étalon démographique, 18 départements ou collectivités d'outre-mer sont sous-représentés et doivent gagner au moins un siège, dont 3 doivent en gagner deux. En 2005, un rapport préconisant le remodelage des circonscriptions avant les législatives de 2007, n'a été rendu public qu'en juin 2007, par le journal Le Monde[10]. La nouvelle carte électorale est entrée en application depuis les élections législatives de 2012. La refonte partielle de la carte des circonscriptions s’est donc effectuée dans la plus grande transparence, en mettant les informations nécessaires à la disposition de tous. Pour cette raison, les circonscriptions les plus peuplées sont maintenant en majorité à droite. De plus, le Conseil constitutionnel a déclaré inconstitutionnelle une disposition prévoyant un minimum de deux députés par département, rappelant qu'« aucun impératif d’intérêt général n’impose que toute collectivité d’Outre-Mer constitue au moins une circonscription » et qu'un éventuel écart à cette règle devrait être justifié par un « particulier éloignement d’un département ou d’une collectivité d’Outre-Mer »[21]. Les chiffres qui servent à calculer les ratios de l'actuel redécoupage ne sont pas ceux du dernier recensement, celui de 1999, mais des données glissantes échelonnées sur les années 2004-2008, livrées par l'INSEE dans les premiers jours de janvier 2009[5], chiffres regroupés par circonscription existante à cette date par le ministère de l'Intérieur[6]. Un autre moyen permet de constater l'accumulation des circonscriptions faiblement peuplées et représentées par la gauche et l'accumulation des circonscriptions surpeuplées représentées par la droite. Plus sévère que la commission des sages, il émet des doutes sur 57 circonscriptions redécoupées. Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. La dernière délimitation remonte à 1986 et a été faite à partir du recensement de 1982. Ce sera la première fois qu'ils seront représentés à l'Assemblée nationale. Ce chiffre de 108 000, dont la méthode de calcul n'a pas été formellement précisée par la loi[2] résulte de la division d'une population de France métropolitaine de 60 millions par un nombre de députés en métropole maintenu à 555[3] et des quelques autres critères également pris en compte, en particulier le maintien d'un minimum de deux députés par département et la non diminution du nombre de députés sur les départements sur-représentés[4]. C'est la situation inverse à celle observable juste avant l'institution de la proportionnelle pour 1986, quand presque toutes les petites circonscriptions étaient des circonscriptions de droite (Paris, Lozère et outre-mer notamment) tandis que la majorité des plus peuplées étaient les circonscriptions de banlieue ayant considérablement gagné en population, circonscriptions votant en majorité à gauche. Il émet un doute sur 39 redécoupages. Le redécoupage se base en partie sur les rapports électoraux rendus par les préfets de région au ministère de l'Intérieur. Une fois déterminé le nombre de députés pour chaque territoire, chacun de ces derniers est divisé en autant de circonscriptions qu'il contient de fois 108 000 habitants plus une pour la fraction. Chaque département contient au moins une circonscription et aucune circonscription ne peut associer des communes de départements différents. Celle-ci a consacré 23 séances, dans le délai de deux mois qui lui était imparti, pour donner son avis avant de se réunir à nouveau pour statuer sur sept départements ; ces deux avis ont été intégralement publiés au Journal Officiel. Le géographe Frédéric Salmon a, quant à lui, simulé l'impact politique de la réforme en se basant sur les résultats par cantons et communes, mais en l'élargissant à l'ensemble de la France. le redécoupage des circonscriptions législatives françaises de 2010) 65,7 Élections de 1993: 68,9 Élections de 1997: 67,9 Élections de 2002: 64,4 Élections de 2007: 60,4 Élections de 2012: 57,2 Élections de 2017: 48,7 Dates du scrutin. Ainsi, selon les chiffres INSEE de population publiés au début de janvier 2009[5] et redistribués en circonscriptions de 1986 et selon les résultats des élections législatives de 2007[7], 25 % des plus peuplées sont représentées à l'Assemblée par 45 députés de gauche, 2 divers (Mayotte et Martinique) et 97 favorables à la majorité présidentielle de l'époque. En revanche, il n'interdit pas l'alternance politique[1] ». Ce réajustement des circonscriptions a été prévu par ordonnance[12],[13] et a été contrôlé par une commission ad hoc composée d'une personnalité nommée par le président de la République, d'une nommée par le président de l'Assemblée nationale, d'une nommée par le président du Sénat et de trois magistrats[11], chacune devant recevoir l'agrément des Commissions des lois de l'Assemblée nationale et du Sénat[11]. Il rappelle également que le projet du gouvernement a obtenu l'aval d'une commission indépendante présidée par le gaulliste Yves Guéna, ancien président du Conseil constitutionnel, ainsi que du Conseil d'État[17]. Un nouveau découpage des circonscriptions législatives de France a été établi par les deux ordonnances du 29 juillet 2009, ratifiées par les deux Chambres les 19 et 21 janvier 2010, validées par le Conseil constitutionnel le 18 février 2010, et publiées au J.O. Alain Marleix, Secrétaire d'Etat à l'Intérieur et aux collectivités territoriales se félicite du vote conforme en fin d'après-midi par le Sénat du projet de loi de ratification de l'ordonnance du 29 juillet 2009 portant délimitation des circonscriptions pour l'élection des députés deux jours après que l'Assemblée nationale se soit prononcée favorablement sur le texte . Depuis les années 1980, de fortes croissances se produisent dans les banlieues les plus éloignées, mais moindres que précédemment parce que la masse de l'exode rural est terminée et parce que les gens concernés ne sont plus seulement des gens chassés des centres villes donc de classe populaire. Le Redécoupage des circonscriptions législatives françaises de 1986 est le onzième découpage des circonscriptions législatives françaises. Les gouvernements de Lionel Jospin, de Jean-Pierre Raffarin, de Dominique de Villepin et de François Fillon n'ont pas modifié le découpage électoral malgré l'obligation de la loi et les recommandations du Conseil constitutionnel. Ce découpage est équitable. Cette distorsion dans la représentation du corps électoral, quoique voulue et assumée par le législateur et le gouvernant, aboutit tout de même à ce qu'une voix d'un habitant de la Lozère vaut plus que trois voix d'électeurs dans les Bouches-du-Rhône. Les responsables de l'opposition socialiste affirment, sans toutefois publier le détail de leurs chiffres, qu'il faudra que la gauche fasse à l'avenir 51,3 % pour avoir une majorité à l’Assemblée nationale, alors qu'avec 48,7 % des suffrages, la droite obtiendra une majorité[15]. La combinaison des deux facteurs trouve son expression extrême dans le fait qu'un habitant de la circonscription la moins peuplée de France (hormis les Collectivités d'outre-mer inférieures en population mais isolées), en Lozère, pèse autant que six habitants de la circonscription la plus peuplée, dans le Var. Pour mémoire, le total national était en 2007 de 227 de gauche, 3 divers, 4 MoDem et 343 de droite[8]. Vingt-sept départements sont sur-représentés d'au moins un siège, dont 2 de deux sièges et 2 de trois sièges. Dans une décision du 8 janvier 2009, le Conseil constitutionnel a annulé deux dispositions de la loi autorisant le nouveau découpage : il a ainsi exigé que le redécoupage soit conduit « sur des bases essentiellement démographiques »[19],[20], tandis que le Gouvernement prévoyait des décisions « en fonction notamment de l’évolution respective de la population et des électeurs inscrits sur les listes électorales », qui lui laissait une large marge d’appréciation. Ainsi, jusqu'au recensement de 1975, la population était en forte croissance dans les banlieues, secondairement le long de la côte méditerranéenne. Atlas électoral de la France de 1848 à nos jours, Frédéric Salmon. En effet, sur les 10 % de circonscriptions les plus peuplées au regard des chiffres du recensement de 1982 et selon les résultats des élections législatives de 1981, toutes sauf 7 étaient à gauche alors qu'à l'opposé, les 10 % de circonscriptions les moins peuplées se partageaient pour moitié entre élus de gauche et élus de droite. Ainsi, seules 10,3% des circonscriptions existant en 1978 sont conservées[3]. Dans sa première version, le découpage a comme conséquence que la gauche aura besoin de 52% des suffrages pour obtenir la majorité absolue ; le Président s'en plaint et la chose est rectifiée. 1 L e découpage électoral des circonscriptions législatives se compose de deux phases. La situation est similaire pour la Nouvelle-Calédonie et les collectivités d'Outre-Mer, hormis le cas particulier de Saint-Barthélemy et Saint-Martin. En 1985, afin d'éviter une défaite trop cuisante aux législatives de 1986, le président socialiste François Mitterrand impose le scrutin proportionnel par département par la loi du 10 juillet 1985. Lors du Conseil des ministres du 9 avril 1986, le Président annonce compter utiliser "[s]a liberté de signer ou de ne pas signer les ordonnances sur le découpage", en concordance avec la jurisprudence utilisée lors de la vague de privatisations du gouvernement Chirac. À l'opposé, les 10 % de circonscriptions les moins peuplées ont envoyé à l'Assemblée 30 députés de gauche contre 28 de droite. Enfin, l’examen du projet d’ordonnance par le Conseil d’Etat, qui lui à son tour, a consacré plusieurs jours de réunion au projet et qui a procédé à son étude exhaustive.Au total, plus de 100 heures de débat auront été consacrés par les deux chambres à ce texte. Aussi ce découpage bénéficiait-il encore davantage à la droite. Pour cette raison, la tranche de 108 000 habitants prise en compte en 1986 a été relevée à 125 000, y compris dans le principe de représentation des Français hors de France. Au total, 33 circonscriptions sont créées et 33 sont supprimées. Il ne l’était en revanche pas avant que le Président et le Gouvernement demande au Gouvernement de procéder à l’ajustement de la carte électorale qui était depuis plusieurs années fondées sur des données démographiques dépassées. Ce chiffre de 108 000, dont la méthode de calcul n'a pas été formelle… Une fois déterminé le nombre de députés pour chaque territoire, chacun de ces derniers est divisé en autant de circonscriptions qu'il contient de fois 108 000 habitants plus une pour la fraction. Les deux seules circonscriptions de ce département alignaient respectivement 65 803 et 140 151 habitants. Alain Marleix, Secrétaire d'Etat à l'Intérieur et aux collectivités territoriales se félicite du vote conforme en fin d'après-midi par le Sénat du projet de loi de ratification de l'ordonnance du 29 juillet 2009 portant délimitation des circonscriptions pour l'élection des députés deux jours après que l'Assemblée nationale se soit prononcée favorablement sur le texte. Décriée par l'opposition de droite, qui considère qu'elle risque de réduire son propre nombre de sièges, elle est considérée, lorsque Jacques Chirac forme son gouvernement en 1986, comme une des réformes principales à mener, aux côtés des privatisations des entreprises publiques et la dérégulation. Afin de veiller aux intérêts de l'UDF, Jean-Claude Gaudin crée une commission interne au parti pour veiller sur le redécoupage. Les élections législatives françaises de 2007 eurent donc lieu sur la base du recensement de 1982, alors qu’en 25 ans la démographie française a considérablement évolué. Les quelque 2,3 millions de Français résidant à l'étranger[note 1] seront représentés par onze députés. En revanche, selon le géographe Frédéric Salmon et en cas d'égalité en voix entre gauche et droite, l'égalité en sièges est presque parfaite ; seuls les sièges réservés aux Français résidant hors de France font légèrement pencher la balance en faveur de la droite[18]. Les circonscriptions législatives françaises sont des divisions de territoire dans lesquelles sont élus les députés de la chambre basse du Parlement français, actuellement l'Assemblée nationale.

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